Crète: les pour et les contre

Voyager en Crète, c’est voyager au coeur de la mythologie.

La simple vision de l’île depuis le ciel, teinté de rouge et de bleu au soleil couchant, éveille déjà mon excitation et mon impatience d’être pieds à terre.
Baignée dans des eaux d’un bleu intense, la Crète regorge de paysages de toute beauté. Ses côtes bordées par la mer Égée, ne manquent pas de rappeler les eaux calabraises ou les plages rocheuses et sauvages de l’Algarve.
Tandis qu’en son centre, s’élèvent les montagnes qui caractérisent tant l’île. La terre y est aride et on y trouve de nombreuses grottes où s’abritent les aigles.
L’air est brûlant le jour, humide la nuit, et le soleil est de plomb.
On trouve également des plateaux fertiles où s’étendent champs d’oliviers et vignes; piliers de l’essence crétoise.

     

En lisant tout ça, ça donne envie, non?
On m’avait dit tant de bien de cette île et de tout ce qu’on pouvait y voir. Ce que j’ai mentionné ci-dessus est vrai, cependant, j’ai eu quelques déceptions.
Voici un petit tour d’horizon de la Crète, comme je l’ai vécue.

Alors tout d’abord, commençons par les plus.

La Crète jouit d’un climat méditerranéen et d’un soleil presque omniprésent.
L’île se situe au sud de l’Europe et jouit d’étés très chauds, tandis que les hivers sont doux et printemps comme automnes sont plutôt agréables. La pluie est rare, et seuls les vents peuvent vraiment adoucir les températures en été.

Pour moi, le grand plus de la Crète, c’est son histoire.
L’île est le berceau de la civilisation minoenne, qui elle-même constitue les racines de la culture européenne.
La Crète compte de nombreux sites archéologiques incontournables, à l’instar du Palais de Cnossos (j’y reviendrai).
Vous pourrez aussi observer les vestiges de Phaestos, qui témoignent de la période minoenne.
Pour ceux qui s’intéressent à cette période, vous pourrez aussi visiter le musée archéologique de Héraklion, où sont rassemblés de nombreux objets appartenant à cette période et ramassés sur les sites de l’île.
L’architecture sur l’île témoigne également des différentes occupations subies au cours de l’histoire: des constructions vénitiennes et turques donnent leur charme aux vieux quartiers de Rethymnon ou Chania.
Vous trouverez également des monastères byzantins dans des villages reculés.

La nature dote les paysages crétois d’une grande richesse.
Vous trouverez une végétation méditerranéenne avec les champs d’oliviers, orangers, citronniers, bougainvilliers, jasmin.
Au milieu se dressent les montagnes aux gorges impressionnantes. Les amateurs d’activités sportives seront ravis de faire un tour en 4X4, VTT ou de partir en randonnée dans les Gorges de Samaria.
La mer est elle aussi omniprésente avec la mer de Crète au Nord et la mer de Libye au Sud.
Bien sûr, ce sont les nombreuses plages qui constituent le fond de commerce de la Grèce. Vous trouverez le long de la côte de magnifiques plages de sable blanc. L’eau est tantôt d’un bleu profond, tantôt turquoise aux airs polynésiens. Est-ce que j’y ai vu les plus beaux paysages d’Europe? Probablement pas, question de goût.
Cependant, si vous cherchez un décor de rêve, la presqu’île de Gramvousa et à proximité, le lagon de Balos, n’ont rien à envier aux autres îles méditerranéennes.
(En savoir plus)

                 

Par contre, je préfère vous prévenir, si vous êtes du genre impatient, oubliez tout de suite la Crète, parce qu’on y vit vraiment au ralenti.Ou alors, vous avez vivement intérêt à louer une voiture.
Car un des désavantages, ce sont vraiment les transports.
Vous pouvez louer une voiture assez facilement, à condition de ne pas avoir peur de la conduite crétoise. Les routes sont escarpées et sinueuses, et souvent à une bande. On y roule sur la bande d’arrêt d’urgence. Attention si on vous dépasse parce que les bus ne passent pas toujours loin de vous, même si vous êtes en scooter.
Les scooters, autre danger de la Crète. Dans les villes et villages, ils sont partout. Ils s’intercalent n’importe comment, dépassent par la droite et roulent sans casque.
Si vous vous y faites rapidement, la voiture reste quand même le meilleur moyen de visiter car vous êtes libre et indépendant.

Dans les villes, vous pouvez vous déplacer en taxi. Je vous conseille de bien demander le prix avant de monter dans la voiture pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Enfin, il vous reste l’option du bus.
Des bus relient les villes principales du nord de l’île. Certaines lignes relient également les centre-villes aux hôtels en dehors (c’est le cas à Rethymnon).
La fréquence, par contre, est parfois aléatoire. Par exemple, nous avons attendu 1h30 un bus qui est censé passer toutes les 20 minutes. Mais il n’y avait aucune indication d’horaire donc aucun moyen de s’informer.
Dans les villes, vous pouvez acheter vos billets de bus à la gare routière. Là non plus, aucune indication claire du bus à prendre ou des horaires. Vous pouvez parfois obtenir un feuillet avec les horaires, mais vous devez de toute manière attendre une annonce orale pour savoir quel est le bon bus. C’est annoncé quelques minutes avant le départ.
Les employés rencontrés dans les gares routières ne semblaient en aucun cas en mesure de nous aider… pas un sourire, pas de réponse claire aux questions posées, pas en mesure de nous indiquer si une ligne est directe ou non, et parfois, une véritable impression de les déranger alors qu’ils ne sont occupés à rien… Ça fait plaisir.

Quant aux points négatifs de la Crète, j’en ai relevé quelques-uns d’ordre subjectif. Par contre, une chose m’a vraiment marquée.

On lit dans les guides le légendaire accueil crétois, mais quel accueil? J’ignore si c’est dû à la crise ou à de la malchance d’être tombées sur les mauvaises personnes, mais presque partout où nous sommes allées, nous avons fait face à des personnes désagréables.
Ça a commencé le soir de notre arrivée avec le personnel de l’hôtel, peu souriant et peu accueillant, mis à part quelques rares exceptions.
Bon, c’est un hôtel, ça peut arriver, même si quand on travaille dans le tourisme, le but est quand même de satisfaire le client. Soit, on se dit que ce ne sont pas de véritables crétois.
Cependant, en nous rendant dans les commerces ou dans les restaurants, à l’instar des transports, il est rare de voir le personnel sourire. Les gens sont si rustres, et donnent toujours l’impression qu’on les dérange. Ils n’ont aucune organisation et ont l’air très vite surmenés. Pour un pays en crise, dont la principale ressource économique provient du tourisme, on a du mal à comprendre leur façon d’être… mais ça c’est un autre débat.

Ensuite, j’ai déploré un manque d’entretien dans les villes. Des constructions pas finies, de nombreux bâtiments délabrés ou abandonnés et des façades taguées… Il vaut mieux s’en tenir aux vieux quartiers des villes, touristiques, qui ont davantage de charme et sont bien mieux entretenus.

Je pense que pour découvrir un visage sympathique et authentique de la Crète, mieux vaut voyager autrement. Visiter les contrées reculées, les villages de montagne et éviter la cohue des lieux trop touristiques, bien qu’il y ait quelques incontournables que je vous présenterai dans les prochains posts.

S.

photos ©juventina010

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