Haleakala, la maison du Soleil

Avec moins de 2 heures de sommeil derrière nous, nous entamons la route vers le Haleakala National Park. Je nous prépare le café qui sera bien nécessaire, j’embarque les croissants, et c’est parti. Rien ne peut nous arrêter.

Sauf que sortir de Makena dans l’obscurité, c’est un peu galère. Pas de panneau à l’horizon, on y va au feeling… Oups, le feeling n’est pas avec nous cette nuit, lorsqu’on aperçoit l’indication qu’on roule dans la mauvaise direction. Demi-tour, c’est bon, nous nous dirigeons vers le nord de l’île. Là, c’est facile, c’est tout droit et bien éclairé, jusqu’à l’approche de Kahului, la ville principale. Notre trajet bifurque alors vers l’intérieur des terres et mène aux versants de la montagne. Nous nous retrouvons dans l’obscurité totale alors que la route commence à grimper, avec son lot de tournants. La Haleakala Highway tient d’ailleurs le record du monde de l’atteinte du point le plus élevé (3055 mètres) sur la distance la plus courte (61km). Pas facile donc, mais ce qui nous attend vaut largement le déplacement.

Le lever du soleil, une expérience à couper le souffle (c’est le cas de le dire…)

Nous arrivons en haut en même temps qu’un grand nombre de touristes. Mais on a encore un peu le temps avant le lever du soleil, alors nous ne nous risquons pas tout de suite à sortir. Cinq climats différents se succèdent dans le parc, alors au sommet, avant 5h du matin, vous pouvez vous douter que le mercure n’est pas sur le point d’exploser… Mmmh c’est là qu’on est content d’avoir pensé aux croissants, miam! Le ciel commence peu à peu à virer du noir vers le bleu. Nous prenons notre courage à deux mains et sortons chercher un emplacement idéal pour la vue.

Premières lueurs au sommet du Haleakala

Premières lueurs au sommet du Haleakala

La couleur matinale du ciel est de toute beauté. Je me demande alors quand était la dernière fois que j’ai assisté à un lever de soleil… Par contre, je gèle sur place. Après quelques minutes, je ne sens plus mes doigts et mes orteils picotent. L’altitude me fait tourner la tête. Je peine à respirer et commence à voir trouble. Je dois me reposer un instant dans le visitor center, afin de m’acclimater à l’altitude et au froid. Ouf, je sens que ça passe. Et heureusement, grâce aux vitres panoramiques, je ne rate pas une miette de la vue spectaculaire.
Petit à petit le ciel s’éclaircit, alliant des couches subtiles de gris, de bleu, de rouge et de rose. Puis le soleil, comme un cercle enflammé, commence à percer les nuages. Les rayons de lumière s’échappent des étendues de coton pour atteindre les hauteurs, régalant mes yeux d’un spectacle mystique inoubliable. Lorsque le disque du soleil s’élève entièrement au-dessus des nuages, toute la surface du Haleakala prend un air flamboyant.
On a l’impression de voir le monde s’éveiller. Et d’observer le soleil si proche, si lumineux, je sens mon âme bouillonner de bonheur. Et quelle vue, au-dessus du cratère ! Le jeu de la lumière, des nuages et des ombres crée une danse envoutante de couleurs. Je ressens comme des papillons dans le ventre, vraiment !

Mark Twain a qualifié cette expérience de « spectacle le plus sublime » qu’il ait vu de sa vie.

En hawaïen, Haleakala signifie « maison du soleil ». Selon la légende locale, le demi-dieu Maui y emprisonna le soleil afin d’allonger les journées. Voici quelques clichés afin de constater à quel point le nom est approprié.

Les randonnées à ne pas manquer

Après cette expérience de feu, nous explorons un peu les alentours, car il y a ici une multitude de randonnées possibles.

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A l’instar de Science City sur le Mauna Kea qui étudie le ciel nocturne, les observatoires du Haleakala étudient, en toute logique, le soleil. Sous la juridiction de l’Université d’Hawaii, les dômes servent les recherches privées mais aussi gouvernementales, notamment les recherches du département de la Défense sur la technologie des lasers associés au projet de défense anti-missiles « Star Wars ».

Il y a plusieurs points de vue sur le cratère, accessibles sans trop marcher, comme le Kalahaku Overlook, qu’il ne faut absolument pas manquer !
De là, on peut observer le sol du cratère avec ses cônes cylindriques. On peut même apercevoir les montagnes de Big Island d’ici. C’est une vue magnifique. Nous étions tout seul à ce moment-là, les hordes de touristes ayant déserté le sommet à peine le soleil levé. Grossière erreur, si vous voulez mon avis.

En redescendant vers la voiture, j’aperçois du mouvement de l’autre côté de la route. J’entends quelque chose qui bouge dans les plantes. Mais qu’est-ce donc. Ca bouge trop vite, je n’arrive pas à voir. Puis je l’aperçois, la choukar, une espèce de perdrix. Je tente de m’approcher doucement pour ne pas la faire fuir, mais elle est timide. Je parviens tout de même à la voir de plus près, mais pas longtemps car elle s’encourt un peu trop vite. J’ai lu qu’il est assez rare de les voir donc on a de la chance.
Ici, on peut aussi voir les silverswords, une espèce de plante endémique qui comme son nom l’indique, prend une forme en pointe comme des épées argentées.
Un autre endroit sympa pour la végétation, en redescendant, est Hosmer Grove : une forêt unique où l’on se promène entre les espèces endémiques et eucalyptus.

Trop fatigués pour faire de grandes randonnées, nous redescendons vers Makena pour profiter d’une journée au calme. Nous allons d’ailleurs découvrir les plages alentours… mais ça c’est pour le prochain post.

S.

photos ©juventina010

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