Une journée à San Francisco

Aloha les vagabonds,

Vous aviez cru ne plus m’entendre pendant longtemps, n’est-ce pas? Eh bien je vous ai bien eu!
Car le récit de notre voyage de noces n’est pas tout à fait terminé.
Il n’y a pas de secret, le vol de Kahului vers Bruxelles, ça prend plus de 20 heures. On a fait escale à San Francisco.

En transit pour une dizaine d’heure, au lever du jour, pas question de rester planté là dans l’aéroport. Surtout que dans mes souvenirs de jeunesse, San Francisco, c’est juste la plus belle ville des States ! Bein oui, ça vous étonnera peut-être, mais pour moi qui ait vu Big Apple, San Francisco est autrement plus agréable. Pourquoi ? Parce qu’elle est magnifique et différente.
Je me souviens avoir lu un jour « l’argent vit à New York, le pouvoir se trouve à Washington. La liberté boit un cappuccino dans un café de San Francisco ». Je trouve que c’est plutôt approprié.

Symbole de tolérance

Tournée vers la mer, celle que l’on surnomme City by the Bay affiche sa diversité ethnique et culturelle. Depuis les années 60, elle symbolise l’espérance d’une vie meilleure pour tous les reclus de la société, les minorités raciales et sexuelles. C’est une ville incomparable au reste des Etats-Unis, par sa tolérance et son regard tourné vers le monde. Cela s’observe tant dans les modes de vie et les mouvements culturels que dans son architecture. San Francisco n’a pas autant de gratte-ciel que les autres grandes villes, les quartiers sont variés dans le décor comme dans l’atmosphère, et ses rues en pentes et façades colorées sont enchanteresses. C’est une ville ouverte, et reposante. Voilà pourquoi je l’aime autant.

Aller, on est parti. Il faut que monsieur voit ça!

La ville en quelques heures

Malgré une quasi nuit blanche et 6 heures de vol dans les pattes, on décide de louer une voiture. Pas une super idée quand on est aussi crevés mais ça a certains avantages.

Première impression sur la route: ça y est, retour à la normale au niveau conduite. C’est fini de rouler à du 70 partout! Les autoroutes à 2 bandes font aussi place aux traditionnelles 4-5 bandes américaines, où on dépasse de tous les côtés.

Quelques prises de tête pour sortir de cet immense aéroport et trouver son chemin vers le Golden Gate.
Monsieur veut essayer d’y voir le lever du soleil, mais pour moi il se lève du côté de la baie (à l’opposé en somme) donc pas possible… Et j’avais oublié le brouillard épais qui enveloppe la ville en été (l’autre surnom de la ville étant Fog City, c’est un peu le revers de la médaille).

On a quand même entrevu le magnifique disque rouge briller depuis la route avant que celui-ci ne disparaisse dans la brume.

sunrise in San Francisco

Bon on va tout de même aller vers le Golden Gate. Il est à peine 6h du matin, la ville dort encore.

Nous nous garons au bord de l’eau, près de Fort Mason. Un bois relie cette partie de la ville au célèbre pont. A cette heure matinale, la ville appartient aux joggeurs. Ils sont nombreux à commencer leur journée par une petite course sur les quais ou dans le bois. Courageux aussi… parce qu’il fait froid. J’avais oublié à quel point il faisait froid ici. Le changement de climat avec Hawaii nous donnerait presque un choc thermique. Il doit faire 10 degrés à tout casser! Et beaucoup de vent. Ça me rappelle la Belgique 😉

Comme je le pensais, le brouillard nous empêche de voir quoi que ce soit. Ce n’est pas grave, on reviendra plus tard. On admire par contre l’île d’Alcatraz et sa prison, bien visible à quelques km. La prison d’Alcatraz a accueilli les détenus les plus dangereux du pays, parmi lesquels Al Capone. Au total, 1576 prisonniers y ont été détenus. Officiellement aucun n’a jamais réussi à s’évader et à rejoindre le continent…
On ne peut s’empêcher de se demander si c’est réellement impossible. Après tout, l’île n’est pas si éloignée que ça! Mais le courant et surtout les eaux glacées rendraient l’opération improbable…
Il est possible de visiter la prison, en prenant un bateau depuis Fisherman’s Wharf, mais il faut acheter ses tickets bien à l’avance.

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Bon, c’est pas tout ça, mais la promenade, ça creuse! Un bon petit dej’ américain au Mel’s Drive-in et on est calé pour quelques heures.
Anecdote: Mel’s Drive-in est une chaîne de diners de San Francisco, à la déco rétro (avec jukebox et photos en noir et blanc de stars de ciné de l’époque sur les murs). Les diners Mel’s Drive-in ont servi dans de nombreux tournages de films et séries télé, notamment dans « Devine qui vient dîner » avec Katherine Hepburn.

On se dirige donc vers Fisherman’s Wharf afin de visiter le bord de mer et le centre-ville. Avec quelques heures de plus, on aurait pu tout faire à pied ou en cable-car, mais le temps nous étant compté, on opte pour un bus hop on/hop off, qui fait le tour des principales « attractions » du centre-ville avec l’avantage de descendre quand on veut.

Les endroits à ne pas manquer:

– Union Square, la place principale autour de laquelle sont concentrées les boutiques de luxe;

– le Financial District avec le Transamerica Building;

– Chinatown;

– North Beach, quartier italien où se situe la belle cathédrale Saints Paul et Pierre. C’est notamment le quartier d’origine de la star de baseball Joe Dimaggio (il y a d’ailleurs vécu avec Marilyn Monroe après leur mariage).

Le quartier était également le centre historique de la culture Beatnik. On y trouve d’ailleurs la célèbre librairie City Light Bookstore : éditeur indépendant, épicentre de la pensée progressiste, cette librairie publia le poème « Howl » de Allen Ginsberg – oeuvre anti-conformiste au style libéré des codes, évoquant la liberté sexuelle, les paradis artificiels et la critique politique. Une publication qui donna lieu à l’époque à un procès pour obscénité. La popularité du poème et sa notoriété dûe au procès propulsa la Beat Generation au centre de la scène littéraire internationale, avec des auteurs comme Jack Kerouac ou William Burroughs.

Considéré comme la voix de la Beat Generation, Ginsberg révolutionna à la fois le monde littéraire et la société.

– A ne pas manquer non plus le Civic Center avec le magnifique Civic Hall, considéré comme le plus bel édifice de la ville.


Après direction Fisherman’s Wharf, pour une balade sur le bord de mer à pied, à partir du Pier 39.

Le quartier a une atmosphère vraiment agréable, avec ses boutiques aux façades à l’ancienne, ses kiosks servant du crabe et ses artistes de rue. Ainsi que le spectacle des otaries qui viennent sur les quais. Ensuite, Pier 23 où se déroulait à ce moment-là l’America’s Cup (course de voile); et enfin les navires historiques dont un sous-marin de la 2e guerre mondiale, au musée maritime national.

Après cela, on retourne se balader près du Golden Gate Bridge, qui entre-temps s’est un peu découvert. On ne pourra pas le voir en entier malheureusement. Le Golden Gate Bridge relie San Francisco à la ville de Sausalito et passe au-dessus de la jonction entre la baie de San Francisco et l’océan Pacifique. C’était à l’époque de sa construction en 1937 le plus long pont suspendu au monde. Emblématique de la ville de San Francisco, et reconnaissable par tous grâce à sa couleur orange, le pont fait partie des 7 merveilles du monde moderne.

Nous visitons ensuite le musée Walt Disney qui est situé à proximité. Un vrai trésor sur la vie du créateur de Mickey. Le musée se compose de 10 galeries dont chacune évoque une période de la vie de Walt Disney depuis son enfance. Au moyen de dessins originaux, photos ou reproductions, ainsi que de vidéos, on y découvre ses débuts dans l’animation, son ascension avec la naissance de Mickey Mouse, les évolutions techniques et créatives avec le premier long-métrage Blanche-Neige, l’âge d’or suivi de la période de crise durant la guerre. On y découvre même comment a été conçu le parc Walt Disney World avec en prime une sublime maquette.

L’exposition s’achève au 15 décembre 1966, date du décès de Walt Disney.

J’ai adoré ce musée (forcément), car il est truffé de supports informatifs, d’anecdotes et de citations, ainsi que de témoignages de Walt Disney lui-même, de son frère Roy (co-fondateur des studios Disney), de ses collaborateurs, etc. On y voit non seulement les évolutions créatives mais aussi techniques. Le musée met en valeur les caractéristiques propres à Disney, la personnification des animaux, le traitement visuel de la nature, l’importance de la musique, etc. Génial pour petits et grands!

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Le temps passe vite, et nous devons déjà ramener la voiture à l’aéroport 😦

Je suis vraiment heureuse d’avoir passé ces quelques heures dans cette ville que j’adore! Et j’ai hâte d’y retourner pour explorer davantage en prenant mon temps 🙂

Ainsi s’achève (cette fois réellement) notre récit de voyage de noces.

“San Francisco has only one drawback—‘tis hard to leave.” – R. Kipling

Merci encore de m’avoir lue et je vous dis à très bientôt pour d’autres aventures, à la découverte des trésors du monde.

S.

photos ©juventina010

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Une réflexion sur “Une journée à San Francisco

  1. Trop chouette ton article sur San Francisco! J’ai encore plus envie d’y aller et je sais quoi aller voir maintenant 😉 Musée Walt Disney ❤ 🙂

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