Dublin – jour 2 (la suite)

Guinness Storehouse

Malgré les réserves émises par les locaux, nous ne pouvions manquer la visite du Guinness Storehouse. C’est l’attraction la plus populaire de la ville: un musée multimédia rendant hommage à ce que le pays exporte le mieux, la boisson nationale et symbole de la ville, la Guinness.

On est loin d’une visite traditionnelle de brasserie, où l’on assiste à chaque étape de la préparation de la bière. Il s’agit véritablement d’un temple dans lequel on vient vénérer l’or noir.

De la forme d’une pinte géante, le musée s’élève sur sept étages, autour d’un atrium central. Au sommet, le Gravity Bar offre une vue panoramique de la capitale. Vous pouvez y déguster une pinte à la fin de votre visite, mais d’abord il faudra parcourir les 1,6 ha de supports interactifs et audiovisuels retraçant l’histoire de la brasserie et le processus de fabrication. Chaque étape s’y retrouve mais de manière parfois superficielle et très extravagante, avec notamment une cascade d’eau de brassage. L’ampleur de l’exhibition, et l’accentuation de la success story des publicités de la compagnie, nous rappellent que la magie et le mysticisme sont avant tout une histoire de marketing. Parce que, soyons honnête, cette bière n’est quand même pas terrible…

La visite n’est pas inintéressante, mais c’est impersonnel et hors de prix. Il ne faut pas s’attendre à une visite guidée détaillée comme on peut en avoir dans certaines distilleries.

Le gros plus, c’est le Gravity Bar, d’où la vue est magnifique. Et le verre de Guinness est offert (enfin, on le paye cher dans le billet d’entrée).

On aurait peut-être dû écouter notre cabby de la veille et éviter cette « pompe à fric », mais comment résister à une telle institution?

« Good things come to those who wait »Guinness slogan

Le long de la Liffey

A la sortie du musée, il est un peu tard pour aller voir la prison (snif, c’était vraiment à faire, mais ça sera pour une prochaine fois).
Nous retournons vers le centre-ville en nous promenant le long du fleuve, l’occasion d’observer le décor, ressentir l’atmosphère et découvrir les édifices de la ville.

Parmi les monuments notoires que nous pouvons admirer, se trouve le Four Courts, le palais de justice, qui fut le théâtre de terribles affrontements en 1923, lors du traité concédant l’Irlande du Nord au Royaume-Uni.

On retrouve également de nombreux ponts, reliant les deux rives, dont Ha’penny Bridge. Ici, les amoureux viennent accrocher des cadenas en symbole de leur amour, comme on le fait sur le Ponte Vecchio de Florence ou au Pont des Arts à Paris, à moindre échelle bien sûr.

On peut ensuite repérer le Spire, une gigantesque sculpture de 120 mètres de haut, en forme d’aiguille, dont la pointe est éclairée la nuit. Baptisée « Monument of Light », elle a été construite afin de célébrer le passage à l’an 2000. Par contre, je me trompe peut-être mais il me semble que sa construction a été achevée plus tard… Ses détracteurs ont surnommé cette aiguille « Pointless Point », et franchement je les comprends, tant cet édifice me semble dénué d’intérêt et d’esthétisme. Quoi que, remarquez, si on se perd dans la ville, ça peut être pas mal pour retrouver son chemin parce qu’elle est immanquable.

Liberty Hall

Après, on peut voir une immense bannière sur le Liberty Hall Building commémorant la naissance du syndicalisme en Irlande.
Aujourd’hui siège de la SIPTU (Services Industrial Professional and Technical Union), l’immeuble est un lieu chargé d’histoire. Il fut au début du 20ème siècle, le siège de l’Union des Transports et des Travailleurs ainsi que celui de l’Irish Citizen Army. Ce fut notamment la forteresse de James Conolly, et alors que démarrait la Première Guerre Mondiale, on pouvait lire sur ces murs : « Nous ne servons ni le Roi ni le Kaiser, mais l’Irlande ».
En 2013, Dublin célébrait le centenaire du « Lockout 1913 », la première grande confrontation entre ouvriers et industriels, avec une grève historique de plus de 6 mois, qui donna naissance au syndicalisme en Irlande. Je vous épargne le cours d’histoire, mais je vous conseille vivement quelques recherches sur le net car cet événement a beaucoup marqué le pays.

Enfin, sur la rive nord de la Liffey toujours, près du Liberty Hall, on notera le Custom House, l’hôtel des douanes. De style néo-classique, il fut conçu par James Gandon, l’architecte à l’origine de Four Courts et du O’Connell Bridge. Très joli édifice, dont la coupole se reflète dans les eaux de la Liffey, il abrite le Département de l’Environnement et du Patrimoine.

Custom House

Notre tour d’horizon de Dublin est fini pour cette fois, mais j’ai déjà hâte d’y revenir.
Afin de terminer la journée en beauté, nous dégustons un repas gastronomique dans le restaurant de l’hôtel Dylan. Un vrai régal !

A bientôt lecteurs vagabonds,

S.

photos ©juventina010

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Une réflexion sur “Dublin – jour 2 (la suite)

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