Balade à Pérouges

Un nouveau jour se lève en Dombes. Le soleil matinal suspendu dans les airs nous donne des ailes. Poussé par la soif de découverte, nous déployons la carte (oui oui, une bonne vieille carte à l’ancienne) à la recherche d’un patelin sympa à proximité. Sur les conseils de nos cousins, toute la petite famille décide de se rendre à Pérouges, un choix que je ne regrette pas !

Située entre Lyon et Genève, la commune de Pérouges se trouve dans le département de l’Ain, un des huit départements de la région Rhône-Alpes. Au sommet d’une colline, la cité médiévale de Pérouges a reçu le label des « plus beaux villages de France » (une association qui recense 157 villages répartis dans l’Hexagone, et visant à promouvoir le patrimoine remarquable et parfois méconnu des régions rurales).

Nous nous garons dans le parking à l’entrée de la cité et arpentons une rue qui grimpe jusqu’à la porte de la ville, baptisée la porte d’en haut.
Nous pénétrons dans l’enceinte des remparts et découvrons des façades magnifiques en pierre grise et des ruelles aux pavés inégaux, qui nous plongent dans une atmosphère moyenâgeuse.

           

A peine arrivés dans le village, nous tombons sur l’église Sainte Marie-Madeleine. Datant du 15e siècle, cette église a un caractère unique car elle est bâtie comme une forteresse, mais cela lui donne également un aspect austère. Son emplacement stratégique et sa masse imposante, en plus des murs fortifiés donnent l’impression qu’elle défendait l’accès au bourg. En témoigne également la présence de meurtrières.

  


Nous empruntons ensuite les rues pavées admirant les vieilles bâtisses. Nous arrivons à la tour de guet. Nous souhaitions y monter pour la vue qui, parait-il, est superbe. Mais l’entrée ne peut être réglée qu’en cash et nous n’avions pas assez en poche. Ce n’est rien, nous continuons la promenade dans les anciennes rues des artisans, notamment dans la rue des Rondes, particulièrement jolie. On y découvre les anciennes demeures des tisserands (Pérouges était un village de tisserand), mais aussi des cordonniers, bouchers, ferronniers,…
On se croirait dans un décor de cinéma du genre « Les trois mousquetaires ».
Nous passons devant la maison des Princes, l’une des plus belles bâtisse de Pérouges. Bâti au 14e-15e siècles, ce manoir fut la demeure des Ducs de Savoie, et il fut classé monument historique au début du 20e siècle.

Il est encore tôt, les boulangers/pâtissiers ouvrent et exposent la spécialité locale: la
« galette de Pérouges » (une sorte de tarte au sucre très fine). Ainsi que les tartes aux pralines (petits bonbons roses à base d’amandes enrobées de sucre – une spécialité lyonnaise – rien à voir avec les pralines belges).
J’en ai l’eau à la bouche!

Nous arrivons en plein cœur de la ville, place du Tilleul. A l’origine elle s’appelait la place des Halles mais on l’appelle autrement à cause de l’arbre bicentenaire qui trône majestueusement en son centre. Planté à la Révolution, le tilleul rappelle que Pérouges est plus qu’un simple village médiéval.

La place devient de plus en plus animée à l’approche de midi. On peut y prendre l’apéro ou déguster une part de galette tout en s’imprégnant de sa beauté. J’admire les bâtisses, en particulier l’Hostellerie, qui assure toujours sa fonction d’auberge. Mais ce qui attire le plus mon regard est un intriguant cadran solaire sur une des façades. Il est composé du blason de la cité, de la Dombes et de signes du zodiaque.

    

Nous quittons le vieux Pérouges par la porte d’en bas. Celle-ci a connu le seul siège de la cité en 1468 par les dauphinois. En souvenir de leur victoire, les pérougiens ont laissé une plaque commémorative avec le texte suivant :

« Pérouges des Pérougiens, ville imprenable,
les coquins de Dauphinois voulurent la prendre mais ne le purent.
Ils emportèrent les portes, les gonds et les ferrures et dégringolèrent avec elles.
Que le diable les emporte ! »


De là il est possible de suivre différents parcours pour se promener autour de la ville. Ainsi, quelques promenades de durées différentes s’offrent à nous. Il suffit de suivre un signe de couleur que l’on doit retrouver tous les quelques mètres. On se décide pour la balade la plus courte. Sauf qu’à un certain point, on a perdu les directions de notre parcours et on s’est retrouvé face à d’autres couleurs. On a donc mélangé les parcours au hasard. Ce fut une balade très agréable, en pleine campagne, en compagnie des oiseaux, moutons et vaches. A faire.

 

 

Notre promenade s’achève à l’entrée de la porte d’en haut et nous décidons de rentrer pour un dîner lyonnais hyper copieux (au menu : zakouskis divers, foie gras, quenelles et pièce montée de choux).

A tous les amateurs de villages authentiques et d’atmosphère d’antan, je ne saurais que vivement vous recommander Pérouges. Ce fut une très belle découverte!

S.

photos ©juventina010

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