Quand les photos valsent avec nos souvenirs

Dans un moment de nostalgie, je revisionne quelques photos de ces voyages qui forgent l’expérience. Ces moments si précieux que l’on vit sur la route et dont on immortalise un infime fragment dans l’objectif.

A l’ère du numérique, il n’a jamais été aussi simple de prendre des clichés. On photographie tout et n’importe quoi, à tort ou à raison. Et rares sont ceux qui voyagent sans appareil ou smartphone. J’ai parfois l’impression qu’on ne prend même plus le temps de regarder, simplement. Je sais que ça fait cliché mais j’ai tellement souvent été témoin de cette scène qui me choque à chaque fois: un car de touristes japonais s’arrête 5 minutes devant un monument le temps d’un clic, histoire de dire « j’y étais », et repart pour faire 10 arrêts similaires avant d’arriver au point de destination. Ces touristes qui voient des choses en coup de vent sans vraiment observer. Je ne suis pas là pour juger, ils ont certainement leurs raisons de voyager ainsi et puis quand je me prends en photos devant la Tour Eiffel ou lorsque vous posiez face à la Fontaine de Trevi, c’est un peu aussi pour dire que vous y étiez, même si vous y êtes restés 1 heure après pour observer la complexité des sculptures ou imaginer les courbes d’Anita Ekberg dans cette scène immortelle de la Dolce Vita. Alors peut-être qu’on passe à côté de certaines choses, mais chacun a ses raisons de prendre des photos. Certains pour montrer à leurs proches où ils sont allés et ce qu’ils ont fait, d’autres pour faire découvrir du pays, mais quand je regarde mes albums, je me dis que si on prend des photos de nos voyages, c’est avant tout pour se souvenir.

J’ai lu un jour cette belle phrase de l’acteur Carlo Mastroaiani : « les souvenirs sont la seule chose qui nous appartient vraiment. »

Voici une photo d’un de ces moments « oubliés ».

Lac Te Anau, Nouvelle-Zélande

 

A suivre…

S.

photos ©juventina010